Marseille mes amours

marseille mes amours

Alors que nous sommes en 2015 loin de l’époque des opérettes d’autrefois, voici un nouveau trio qui interprète  un récital nommé Marseille mes Amours, qui rend hommage une nouvelle fois au répertoire de l’Opérette Marseillaise, des compositeurs Scotto,Sarvil, Audiffred et Georges Sellers.

Celui-ci se produira au théâtre du Golfe à la Ciotat. Laissez-vous séduire par les voix des jeunes artistes Stéphanie Portelli (Soprano), Jean-Christophe Born (Ténor) et Cyrille Muller (Accordéon),et découvrez ce patrimoine musical dans un style néo rétro.

Plus d’information sur le Facebook du trio

La trilogie Marius, Fanny et César restaurée est projetée en plein air

Ils vont être vus dans leur version originale, à l’occasion des 120 ans de la naissance de Marcel Pagnol. Les films Marius, déjà présentés à Cannes, Fanny et César, célèbre trilogie marseillaise, vont être projetés à partir de 21 heures, mercredi, jeudi et vendredi sur la place Bargemon (2e).

Les trois films des années trente ont été restaurés pendant quatre mois pour un coût total de 555.000 euros, par le Centre national de la cinématographie, la chaîne de télévision Arte et la Cinémathèque française. En début d’année, Nicolas, le petit-fils de l’écrivain a lancé un appel à contribution sur Ulule.com. « Le but est de scanner les négatifs d’origine en haute définition pour les restaurer image par image, expliquait-il alors. Nous allons aussi restaurer le son d’origine. Nous transformerons ensuite tous ces fichiers numériques en négatifs de 35 mm ».

« Ces films véhiculent une certaine idée de la façon de vivre ensemble à Marseille »

Les films représentent le Marseille d’antan, le Vieux-Port, le pont Transbordeur ou encore le quartier du Panier avant sa destruction. « C’est important pour la mémoire collective marseillaise mais aussi car ces films véhiculent une certaine idée de la façon de vivre ensemble à Marseille, comme il n’existe presque plus », estime Nicolas Pagnol. Les films devraient également sortir aux Etats-Unis l’année prochaine. « Marcel est très connu aux Etats-Unis », assure Nicolas. La restauration des films, Angèle, à Regain ou La Femme du boulanger, est aussi dans les cartons.

Nicolas Pagnol a également pour projet de reconstruire les décors des films en extérieur. Une grande exposition sur Marius est aussi prévue en 2016 à l’Alcazar. Avant ça, est prévue la sortie en BD de la Gloire de mon père. D’autres suivront pour faire vivre l’Œuvre de Pagnol et la mémoire provençale.

Source: http://www.20minutes.fr/marseille/1672439-20150825-marseille-trilogie-marius-fanny-cesar-restauree-projetee-plein-air

La musique des films de cette trilogie a été composée par Vincent Scotto et Georges Sellers, a réécouter à l’occasion de cette restauration.

Au pays du soleil

Aupaysdusoleil

Connaissez-vous « Au pays du Soleil » ? Voici en quelques mots le résumé de cette opérette:

Titin, un jeune de Marseille dont la vieille maman tient « La Rascasse » un restaurant où l’on déguste des coquillages et des spécialités locales, aime Miette, la petite fleuriste du cours Saint-Louis.

Il a comme ami Chichois, le chef cuisinier de « La Rascasse » et Françis, un mauvais garçon comme il en existe dans tous les ports du monde. Mado, une pauvre fille qui hante les rue chaudes du port, est amoureuse de Titin, tandis que Bouffetranche, le riche maître camionneur, aime Miette et voudrait l’épouser.

Il serait trop long de conter à la suite de quelles circonstances Titin, qui a quitté la maison familiale, est accusé d’un crime qu’il n’a pas commis et dont Rizoul, le père de Miette, le croit coupable, ayant été témoin de la scène du meurtre qu’il a du reste mal interprétée.

Rassurez-vous….Sur cette trame dramatique les auteurs ont écrit l’opérette la plus gaie de la série triomphale qui va de Au Pays du Soleil aux Gauchos de Marseille, en passant par Un De la Canebière, Trois de la Marine, Les Gangster du Château d’If, Arènes Joyeuses et tant d’autres.

Tout est prétexte, au cours de cette opérette, à des galéjades, des chansons, et surtout au désir de faire connaître les coins et décors pittoresques de Marseille qui vont de la rue Fortia à Notre-Dame de la Garde, en s’arrêtant au marché aux fleurs du cours Saint-Louis, à la fête locale de Saint-Giniez, aux bas-fonds de la cité Phocéenne, tels qu’ils existaient dans les années 30, et enfin à cette savoureuse fête de l’ail où nos héros se retrouveront après avoir mangé l’aïoli sur la terrasse du cabanon de Bouffetranche.

L’opérette fut créée en 1933 au Moulin de la Chanson. La musique est de Vincent Scotto et l’accompagnement de Georges Sellers.

Georges Sellers = Gilbert Goose ?

Yannick Reinartz & Uli Biller du site allemand Grammophon Platten consacré à la musique allemande des années 30 / 40 ont fait une étrange découverte:

– Et si l’artiste Gilbert Goose du label Artiphone était en réalité Georges Sellers ?

Voici donc un résumé de l’article, traduit de l’Allemand au Français (et un grand merci à Gwen!)

gilbert goose


 

Au départ, Gilbert Goose est un musicien belge (clarinettiste et saxophoniste), né en 1898 et mort à Paris en 1948. Il joue dans un orchestre et se produit en Belgique et en France. On trouve les premières traces des représentations de son orchestre en France en 1931. 

Cette même année, Gilbert Goose  a joué dans l’orchestre de Georges Sellers et aurait « offert » son nom comme prête-nom et pseudonyme à l’orchestre.  En effet, un certain nombre de collectionneurs et de connaisseurs français s’accordent tous à dire, après écoutes comparatives d’enregistrements, que Georges Sellers et Gilbert Goose ne font qu’un et qu’il utilisait ce pseudo au début de sa carrière pour ses représentations jazzy.

On sait que de 1929 à 1931, Georges Sellers dirige l’orchestre de jazz du cabaret parisien « Bal Tabarin » (que l’on entendra sur quelques enregistrements d’Artiphone).

A la fin de l’été 1930, il enregistre son premier disque (un solo d’accordéon) pour la maison de disque HMVLors de cette même année, Vincent Scotto écrit pour Joséphine Baker la chanson J’ai deux amours, et Georges Sellers s’occupe de la partie instrumentale. Cette chanson est interprétée et enregistrée pour la maison de disques Columbia, le 23 octobre 1930.

L’année 1931 est pour Georges Sellers couronnée de succès et il signe en décembre 1931 un contrat avec la société HMV (filiale française de Gramophone). Il y réalise quelques éditions notamment avec des duos de trompettiste et de tromboniste. Il ressortira également le titre J’ai deux amours, une fois sous le label Artiphone et HVM . Voici les différentes versions:

  • J’ai deux amours (Columbia, Josephine Baker)

j'ai deux amours columbia

  • J’ai deux amours (Gramophone, version Georges Sellers et chanteur inconnu)

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  • J’ai deux amours (Artiphone, version Georges Sellers, chanteur inconnu)

artiphone 2 amours

 

Il semblerait que Georges Sellers ait été en 1931 responsable du département « Tanzmusik » (musique de danse) de la toute jeune succursale française d’Artiphone. C’est à cette occasion qu’il publie quelques titres sous son vrai nom Georges Sellers:

  • 3 composés par ses soins
  • 4 de Vincent Scotto
  • 1 en anglais « Hot-Nummern », en utilisant le pseudo Gilbert Goose.

Comme la succursale allemande d’Artiphone n’a pas duré longtemps en France (à peine un an), il n’existe que peu d’enregistrements de Georges Sellers. 

Ensuite, en temps que musicien, il se consacrera presque exclusivement à l’accordéon. Il participera en temps qu’accordéoniste à l’orchestre Lud Gluskin Orchesters en 1932 et dirigera quelques années le Musette Jazz Orchester.

En 1933, il enregistre un morceau qu’il avait déjà joué pour Artiphone : Mickey-Xylophone.

A la fin des années 30, il ne travaille plus que sur des arrangements et des compositions. C’est à ce moment là qu’il prend comme nom de compositeur Germain Blanc (son vrai nom) et gardera son nom de scène Georges Sellers. 

Quelques mots sur Artiphon (Artiphone en français) 

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Cette maison de disque a eu une très courte existence en France. Artiphone en Allemagne connaissant des difficultés économiques (forte récession au début des années 30, qui s’accompagne de la montée des extrêmes), elle décide de s’exporter dans les pays voisins et notamment en France. En mai 1931 , la première succursale française propose à la vente quelques enregistrements. Ses studios d’enregistrement sont situés dans le 10ème arrondissement à Paris. En revanche, la mise sous presse des disques se fait en Allemagne. Il est donc possible qu’avec les délais d’enregistrement, de production et de livraison, la première édition de cette jeune succursale ait eu lieu en Février 1931. Artiphone ayant peu de moyens financiers, l’entreprise ne peut approcher des artistes et orchestres connus. Elle sillonne donc tous les cabarets de Paris et rencontre Georges Sellers dans le cabaret « Bal Tabarin ». C’est ainsi qu’Artiphone serait rentré en contact avec Georges Sellers. Artiphone ne resistera pas aux affres financiers et devra fermer sa succursale parisienne en 1931.