70 ans déjà ce Petit Papa Noël

Si sa mélodie et ses paroles sont très connues, son histoire l’est moins. « Petit Papa Noël » a été réécrite par le parolier français d’origine arménienne Raymond Vincy à partir d’une chanson déjà existante aux paroles moins heureuses. Cette dernière, créée par le fantaisiste marseillais Xavier Lemercier pour une opérette pendant la Seconde guerre mondiale, est déjà intitulée « Petit Papa Noël » et contient la célèbre mélodie qu’entonnera Tino Rossi deux ans plus tard.

Seulement, ce que demande ici l’enfant au Père Noël, c’est le retour de son père, prisonnier de guerre en Allemagne. Peu de temps après, Raymond Vincy remanie donc les paroles, à la demande de l’impresario Émile Audiffred (qui a lancé le début de carrière de Tino Rossi) et du compositeur Henri Martinet, devenu à la Libération le pianiste de Tino Rossi. Objectif : gommer toute allusion à la guerre. Pour le refrain qu’il fait à sa sauce, le compositeur Vincy s’inspire de l’oeuvre « Tiebe Paiom » (« Nous te chantons ») de Dmitro Bortnianski, un chant liturgique orthodoxe russe du XIXe siècle : les mesures 6 à 9 de la partie ténor ont donné le thème du refrain de Petit Papa Noël. Un refrain qui résonnera notamment dans la scène finale du film « Destins » (1946) de Richard Pottier, entonné là encore par Tino Rossi, également acteur.

Source: , Mis à jour le 23/12/16 15:48 pour l’Internaute 

 

JOYEUX NOËL A TOUS !

J’t’aurai

jtaurai

Raymond Vincy , connu notamment pour des titres comme Petit Papa Noël, a été aussi le parolier de nombreuses musiques d’opérettes ou encore plus rare, de chansons rigolotes comme J’Taurai, composée avec Georges Sellers.

En voici les paroles, âmes (ou Madame) sensibles, s’abstenir:

En la croisant sur le boul'vard 
Ell' lui avait jeté un r'gard
Plein de promess's et de mystère
Et lui voulant se retourner 
Afin de mieux la détailler 
S'était fichu la gueul' par terre
Naturell'ment elle avait ri
Et son rire l'avait meurtri 
Jusqu'au fond d'la moelle épinière
Alors tout en se relevant 
Il la fixa d'un oeil ardent 
Et murmura entre ses dents
J't'aurai,  j't'aurai,  j't'aurai, 
Tu peux rire aujourd'hui mais demain tu verras 
J't'aurai,  j't'aurai,  j't'aurai, 
A genoux tu viendras te jeter dans mes bras 
J't'aurai,  j't'aurai,  j't'aurai, 
Et quand je t'aurai et tu m'auras eu
Pour te r'avoir encore je te répèterai: 
J't'aurai,  j't'aurai,  j't'aurai, 
Il l'a, il l'a, il l'a.
Il n'est pas de mal à l'avoir 
Car ell' faisait sur le trottoir
Du marché noir avec ses charmes 
Mais quand, dans un p'tit coin discret
Ell' l'amena en grand secret 
Ell' le vit prêt à fondre en larmes 
Et il avoua sans détour
Qu'il était sage et qu'en amour
Il allait fair' ses premières armes 
Alors comme ell' riait encor'
Il l'étreignit à bras le corps
En criant d'une voix de stentor:
J't'aurai,  j't'aurai,  j't'aurai, 
Tu verras que malgré toi je serai ton amant 
J't'aurai,  j't'aurai,  j't'aurai, 
Ell' lui dit: "Moi, j'veux bien si ça n'dur' pas longtemps"
J't'aurai,  j't'aurai,  j't'aurai, 
Cria-t-il triomphant tout en la possédant
Et il fut satisfait car depuis ce jour-là
Il l'a, il l'a, il l'a.